Les drones sont parmi nous !

C dans l'air, Emission du Vendredi 31 Octobre 2014. Ces quinze derniers jours, pas moins de neuf centrales nucléaires dans toute la France ont été survolées par de mystérieux drones. Cette nuit deux nouvelles incursions ont été constatées en Seine-Maritime et dans le Tarn-et-Garonne. Qui est à la manœuvre dans cette opération visiblement coordonnée et de grande envergure ? Les réseaux antinucléaires comme Greenpeace ont démenti toute implication. Une absence de revendication qui laisse libre cours à toutes les inquiétudes et ravive les interrogations quant à la sécurité de nos sites nucléaires. Encore des objets volants non-identifiés au-dessus de sites sensibles. Deux centrales nucléaires ont été survolées dans la nuit de jeudi à vendredi 31 octobre par des drones. Dans les deux cas, "il n'y a pas eu de conséquences pour la sécurité des installations", a assuré EDF qui a porté plainte auprès de la gendarmerie et prévenu les pouvoirs publics. Ces incursions ne sont pas une première : depuis un mois, des drones ont été repérés au-dessus des centrales de Graveline (Nord), de Cattenom (Moselle), du Bugey (Ain), de Chooz (Ardennes), du Blayais (Gironde), de Nogent-sur-Seine (Aube) et des infrastructures du Commissariat à l’énergie atomique à Saclay (Essonne). Les témoins sont à chaque fois des agents d’EDF et des gendarmes des pelotons spécialisés de protection en charge des rondes de surveillance sur les sites sensibles. Cette vague de survols sans précédent est d'autant plus intrigante que certaines de ces incursions sont intervenues parfois à la même date, notamment le 19 octobre dernier. En outre, les aéronefs sans pilote étaient de plusieurs types et de différentes tailles : certains de quelques dizaines de centimètres d'envergure seulement, d'autres d'un diamètre allant jusqu'à 2 mètres. Qui est derrière ces vols qui semblent bien orchestrés ? Et quel est le mobile de ces survols ? Pour l’instant, le mystère plane… Greenpeace a démenti toute implication et fait part de son inquiétude. Le ministère de l’Intérieur a, de son côté, assuré que ces incidents sont "sans conséquences sur la sûreté et le fonctionnement des installations", alors que cette affaire relance le débat sur la sécurité de nos sites nucléaires."

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